Documentary
Improvisation
Directed by Raed Andoni
Produced by : Dar Films Productions, in collaboration with ARTE France.
Raed Andoni, the director, followed them on this adventure. The three brothers travel between Ramallah, Nazareth and Paris, pass (with difficulty) through the checkpoints, work, laugh, cry and argue. Their music is improvised, as is their life, from day to day, as they speak of their personal, and collective identity, all under the watchful eye of their parents, who are both proud of and concerned for their offspring. Indeed, things aren't all that easy with their parents either, as they all take it in turns to talk about their desires and future projects, in a family where nobody hesitates to say what's on his mind!
The movie is a lively, sensitive study of the life of a Palestinian family, that goes beyond stereotypes, and doesn't reduce the characters to the simple status of victims, while painting a picture of family relations with which everyone can identify.
(First broadcast on Thursday, December 8th 2005 at 10:15 pm on ARTE).
Note : The movie you can see on this page is just an extract from the original one.
The movie is currently not available for sale.
The director
Raed Andoni
Raed H. Andoni was born in 1967, and has worked in Palestine as an independent producer since 1998; he has produced and co-produced several documentaries.
Improvisation is his directorial debut.
PRESS ARTICLES
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LES INROCKUPTIBLES
30 nov. 2005
Enfin un documentaire qui ne traite pas le problème Israël/Palestine frontalement, mais à travers le cas particulier de trois musiciens : Samir, Wissam et Adnan Joubran, frères palestiniens virtuoses du oud, le luth oriental.Comme le titre l'indique, ce n'est pas une œuvre à thèse mais l'histoire d'une famille comme les autres, dont les préoccupations habituelles ne se limitent pas aux intifidas, à l'intégrisme ou au terrorisme.Wissam par exemple apprend la lutherie à Cremone en Italie. À travers la musique ils expriment leurs joies, ils expriment leurs joies, leurs frustrations, leurs amours. Les répétitions épiques des frangins fondées sur l'improvisation sont émaillées de disputes qui en disent long sur la tension permanente qu'ils vivent en Israël (à Nazareth)." Je ne peux pas séparer la musique de ma vie quotidienne, explique Samir à son public.On côtoie la mort chaque jour et on prie pour la paix "
Car pendant ce temps les israéliens bombardent les maisons de leurs voisins et restreignent les libertés des palestiniens…. Un beau film, tourné en direct, au cœur du peuple qui vibre.
TELERAMA
décembre 2005
Par Cécile Maveyraud
Ils s'appellent Samir, Wissam et Adnan.Unis par les liens de la fraternité, comme par ceux de la musique.Celle du luth, l'oud en arabe. À Nazareth où ils sont nés, leur père est luthier.Joubran est leur nom. Sous le regard de Raed Andoni, le duo formé par l'aîné et le cadet, Samir et Wissam, devient trio. Trois frères, trois personnalités marquées par le réalisateur palestinien met au jour au fil des jours : Samir le théoricien, le politique, l'exigeant ; Wissam,aussi discret que déterminé, qui mène de front carrière de musiciens et études à l'institut Stradivarius en Italie ; Adnan 19 ans,devenu joueur de luth par amour, plus tout à fait enfant, pas encore adulte, fougueux dans la discussion et sensible à pleurer. Les notes qui s'échappent de leurs instruments sont mélancoliques, mutines, angéliques, grondantes, virtuoses.
Le film lui prend le temps de les regarder naître et de nous les laisser entendre. Une leçon de musique, un master class avec Samir pour professeur, qui trouve les mots pour dire la source à laquelle il va puiser, et celle qu'Adnan doit trouver en lui.Engueulades, rigolades, ça vie et vibre. Car ce documentaire, c'est aussi ça, une histoire de famille où tout se discute entre frères, avec les parents… une histoire où la situation politique ne peux pas ne pas être présente. Samir a un passeport israélien, se sent palestinien, vit à Ramallah. Check point, contrôle, couvre-feu. La musique du trio Joubran résonne de tout cela.
L'HUMANITÉ
08 décembre 2005
Être concertiste en Palestine c'est possible mais difficile. Le documentariste Raed Andoni a filmé la vie de trois frères palestiniens joueurs de oud. Leur quotidien est ponctué par les répétitions chez le frère de l'aîné Samir, qui a choisi de vivre à Ramallah. Ce dernier poursuit un but : créer un trio et donner des concerts dans le monde. Il y a aussi le deuxième frère Wissam, à la fois virtuose de oud et luthier. Il vit entre Nazareth et Crémone, en Italie où il étudie à l'institut Stradivarius.Lui cristallise le désir du père Hatem, également luthier de prendre la relève. Le petit dernier, Adnan, est un prodige du oud. Il aspire de jouer avec ses frères. Mais Samir est très exigeant. Pour lui la musique c'est aussi porter la cause du peuple palestinien. Les disputes sont fréquentes autant que les bons moments.Sans commentaires et avec une grande sensibilité, le réalisateur accompagne le Trio Joubran jusqu'à son premier concert en France. Un très beau documentaire à ne pas rater.
LA CROIX
08 décembre 2005
" Les joubran, frères en musique " par Robert Migliorini
Leur partition est au diapason d'une région où la paix est toujours un combat : " interdit de filmer " lance le jeune soldat israélien à l'équipe qui suit Samir, doté pourtant d'un passeport israélien, et sa famille.Après quelques explications l'homme en armes, tout en continuant la fouille de la voiture s'étonne " ah vous êtes un grand musicien ? " Réponse de l'intéressé " Oui je joue du luth et je fais des tournées en Europe ". Avec ses deux frères Wissam et le benjamin, adna, l'aîné des Joubran forme depuis 2004 un trio de oud (le luth oriental) à la renommée croissante. Installé à Ramallah avec sa femme et sa petite fille, le natif de Nazareth ardent défenseur de l'état palestinien, a déjà une brillante carrière à son actif, de l'Egypte aux Etats-Unis il ouvre la route avec sa musique. Comme il a enregistré un premier CD contre l'avis de son père. Le documentaire de Raed Andoni, Improvisations, plonge dans les coulisses d'une fratrie tout entière consacrée à la musique : il ya le père Hatem, luthier à Nazareth, qui espère qu'un de ses fils reprendra l'atelier. Wissam est en bonne voie. Il est le premier luthier du monde arabe diplômé de l'institut Stradivarius de Crémone en Italie. Il a déjà sa petite idée de la façon dont il vivra son art. Quant à Adnan,à presque 19 an, il est devenu joueur de oud par amour. " Le monde doit me sourire ", souffle t-il. Samir son aîné, lui mène la vie dure lors des répétitions où ils apprennent à improviser savamment ensemble, pour que le petit dernier s'intègre au duo des frangins.
" Quand tu joues sans artifice, alors la musique est bonne " lui confie le grand frère exigeant. Il en pleure, Adnan, réconforté par le reste de la famille.Et voilà le temps du premier concert du nouveau trio. La scène, sensible et cocasse, se passe au jardin du Luxembourg à Paris. La pluie menace…Et puis le soleil perce les nuages, le public s'installe. Le néophyte s'est fait remarquer d'emblée par sa virtuosité. " C'était beau ",murmure t-il. Comme une musique qui franchit les murs les plus élevés.
L'HUMANITÉ L'HEBDO
03 décembre 2005
" Luth pour la paix "
Par I. Delaporte
Ils sont trois. Trois frères palestiniens joueurs de oud, le luth oriental. Le documentaire du palestinien Raed Andoni raconte leur parcours mais aussi leur quotidien.Samir, le plus âgé veut former un trio avec son frère Wissam, musicien et luthier et avec son cadet Adnan, jeune prodige.
Ce documentaire se découvre comme on écoute un morceau de musique. Pas de voix off, pas d'interview non plus, tout se dévoile à travers les dialogues, les disputes aussi entre les trois frères, les déplacements en Israël et Palestine. Leurs allées et venues sont difficiles, ils doivent se soumettre au check point, subir les contrôles.
Tout cela suit son cours jusqu'au premier concert au jardin du Luxembourg à Paris.
Ce documentaire est une petite merveille qui contient à la fois la violence subie par un peuple et la force de la musique pour les dépasser et porter un message de paix.
LA VIE
01 décembre 2005
Samir et ses frères
La musique adoucit les mœurs ? Samir semble ne pas s'en rendre compte. " Tu me défies ? lance t'il à son jeune frère Adnan. Il te faudra encore des années avant de te produire avec nous "
Alors que Samir passe sa colère dans une autre pièce de la maison familiale, Adnan, 18 ans, continue de jouer. Un air mélancolique en résonance avec les larmes qui coulent sur ses joues. " Garde la même mélodie... ça, c'est de la musique ! " Samir reprend son oud (luth oriental). Wissam, le troisième frère, se joint à eux.
L'orage est passé. Bientôt ils seront ensemble sur les scènes internationales.
La constitution d'une formation musicale relève toujours d'une mystérieuse alchimie. Mais ici, elle est encore plus compliquée. Parce qu'Adnan, Wissam et Samir vivent les deux premiers à Nazareth, le dernier à Ramallah, et qu'il leur faut jouer aussi avec les frontières et les check-points.
Parce que Samir fait de chaque concert un acte militant pour la Palestine, alors qu'Adnan ne rêve qu'à celle qui l'aime. Devant la caméra, l'oud devient vite pourtant leur langage commun.
Les Joubran nous entraînent dans leur répertoire, leurs notes et leurs rythmes. Et c'est d'abord la musique qui y gagne.
Guy Legrand
LE MONDE
5 décembre 2005
Samir et ses frères
Documentaire - La vie en face
Pour son premier documentaire qu'il réalise lui-même, le producteur palestinien Raed Andoni atteint, avec sensibilité et sans pathos, un objectif double : nous faire partager l'exigence du travail d'instrumentistes en voie de reconnaissance internationale et, en même temps, leur vie de famille mouvementée, rythmée par les contrôles, les couvre-feux et les explosions de bombes, certains d'entre eux vivant à Ramallah et d'autres à Nazareth, et tous se déplaçant entre Israël et Cisjordanie pour pouvoir se rencontrer.
" On voit la mort et le prix de la paix tous les jours. Je ne peux absolument pas séparer la musique de ma vie quotidienne ", explique Samir, le fils aîné de la famille Joubran, compositeur et joueur de oud (le luth arabe) d'ores et déjà reconnu au-delà du monde arabe. Où qu'il soit en concert, dans un pays arabe ou ailleurs, quand il entend les applaudissements, c'est à la reconnaissance de son pays, la Palestine, à la fin de la souffrance et à l'espoir de paix qu'il pense…
Si deux frères Joubran, Samir et Wissam, forment un duo qui, fin novembre, donnait un concert à Paris et qui sera à New York en février 2006, le " petit dernier " , Adnan (19 ans), doit encore faire ses preuves pour être accepté sur les scènes internationales.
Répétitions pour toujours improviser ensemble, vives remontrances de Samir à l'encontre du plus jeune pour qu'il apprenne à écouter les phrases musicales proposées par ses frères avant de tenter d'entrer dans la danse avec son oud, extraits de concerts, divergences sur leur engagement politique, discussions avec le père, qui attend que ses fils prennent sa suite…Raed Andoni les suit au plus près, sans emphase. Et nous entraîne pourtant dans un grand moment d'émotions.
Martine Delahaye
RADIO France
08/12/2005
Samir et ses frères - Arte - 22h35
Alice Serrano
Découvrir la vie quotidienne d'une famille palestinienne à travers leur passion. Celle de la musique et plus précisément du Oud, le luth oriental. C'est ce que propose Arte ce soir à 22h15 dans " Samir et ses frères ".
Samir est un grand musicien de Oud. Son groupe, " le duo Joubran " qu'il forme avec son frère cadet, Wissam, est reconnu internationalement. Depuis peu, il tente d'intégrer son troisième frère au groupe. Exigent Samir le pousse à l'excellence. Pour lui la musique va au-delà d'une simple mélodie, c'est un engagement politique. Alors que le petit dernier avoue jouer pour celle qu'il aime. Samir lui joue pour la paix. Et perçoit dans les applaudissements du public la reconnaissance de son pays : la Palestine et les souffrances d'un peuple.
Le documentaire est conçu comme une tranche de vie de ces trois frères, ces trois grands musiciens et de leur famille partagée entre Nazareth et Ramallah. Une vie mouvementée, rythmée par les contrôles, les routes barrées, les couvre-feux, les explosions de bombes…Des évènements indissociables de leur musique.
Le réalisateur palestinien, Raed Andoni nous fait découvrir, dans son premier documentaire, la réalité palestinienne sous un autre angle. Celui teinté d'espoir de la réussite d'une famille de musiciens passionnés.

