Grand temps fort : la prestation du Trio Joubran.
Ces artistes palestiniens, virtuoses du oud, présenteront un répertoire mêlant compositions personnelles et improvisations sur des pièces écrites classiques ou traditionnels. « Leur musique est intense », s’enthousiasme Michel Barrot, président du comité d’organisation.Bernerd Beaupuy, chargé de communication sur le festival ajoute : « Grâce à ce trio, les auditeurs seront confrontés à des musiques qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre ».
Sous une pluie... de bravos
Une fois dans la salle de spectacle, tous les ennuis du mode s’effacent. Dehors, il tombe des hallebardes. À l’intérieur, silence de cathédrale lumière sépulcrale, plus de 300 personnes attendent religieusement le début du concert. Soudain, l’éclairage…rouge…minimaliste …et trois jeunes Palestiniens : le Trio Joubran. Le oud, instrument typique de la musique arabe perce le silence…qui est ici chez lui. Joubran le chasse, l’enrobe, le dompte. Ici le silence sert de check point.La colère des « Shahid » ,les « kamikazes-martyrs » palestiniens ne résonne pas dans le « son Joubran ». Plutôt la douleur et la fierté des familles.
« 300 personnes pour ce style de musique difficile, c’est vraiment un exploit » se réjouit Michel Barrot. À la sortie, les avis divergent. Peu sont circonspects, la plupart se délectent. La musique de Joubran est comme un pays : on sait d’emblée si l’on en est…ou pas.
