Les trois frères Joubran, Samir, Wissam, Adnan, nés à Nazareth vivent aujourd’hui à Ramallah en Palestine. « En Israël, jusqu’en 1192, je n’avais pas le droit de me dire Palestinien. C’est en Egypte lors de ma formation musicale, qu’environné d’Arabes, je me suis posé la question de ma nationalité et que je me suis affirmé Palestinien », explique Samir.
Les trois frères sont de magnifiques joueurs de oud, le luth arabe, »l’ancêtre direct de la guitare ». Ils ont baignés dans cette musique traditionnelle depuis l’enfance : leur père, luthier est, réputé pour ses instruments dans le monde arabe, et leur mère a longtemps chanté pour l’ensemble Al Mouwwaashat.
De longues études de musique classique arabe ont conduit Samir a devenir un maître du luth et un compositeur réputé. Wissam a appris de son père l’art de la lutherie et il a été le premier oriental à rentrer à l’institut de lutherie Stradivarius. C’est qui fabrique les instruments du trio. Adnan, le petit dernier, s’annonce comme un futur grand joueur de oud.
Ils jouent de l’oud comme un trio de jazz libre et rigoureux, alliant dans un même élan l’improvisation et l’assurance. La composition habile des suites sonores et d’intervalles silencieux doit soulever l’émotions des auditeurs. Leur album « Randana » sorti en 2005, pulse ainsi une grâce et un raffinement bouleversants.
Le vendredi 13 janvier au Théâtre d’Aurillac, à 20h45.
