On ne pourra pas ce soir, aller au théâtre antique avec le coeur aussi léger que lors des autres concerts. Car comment entendre le trio des frères Joubran, sans avoir à l’esprit les bruits de botte d’un Orient en crise ? Comment entendre leur musique, la virtuosité de leurs doigts sur l’oud, sans avoir l’esprit, une réalité qui hurle à l’écoute des trois frères de Nazareth ?
On aura donc, comme Samir, Wissam et Adnan, la gorge serrée en les découvrant dans la nuit calme d’une soirée arlésienne. Et il est probable que chacun en se laissant porter par la créativité immense des trois hommes, aura envie que leurs notes s’envolent comme messagères d’espoir. En se souvenant que leur famille, pour partie, vit toujours en Palestine.
